Il y a celui de Devant. Celui de Derrière. Et le Dernier. Celui de Devant est flanqué, de chaque côté, de deux fruitiers d’un autre âge, majestueux, tortueux. Le signe peut-être qu’il fut un temps où on y habitait à l’année. Le Dernier est, lui, entouré de feuillus, une incongruité dans cette zone où les épicéas sont rois: leur mode de combustion en fait un bois idéal pour la fabrication du fromage. De celui de Derrière par contre, il ne reste rien ou presque.

Ces chalets d’estivage, plantés au milieu de verts pâturages, n’ouvrent leurs volets que l’été venu. Début juin, si la météo le permet. Ici, foin de buvettes ou de restauration: le domaine appartient aux vaches et à leurs bergers. Celui du Chalet Dernier y organise, chaque année, la fête de la mi-été*, afin de perpétuer une tradition ancestrale. Avec vue sur un des plus beaux panoramas de la région.

Ces chalets d’estivage, plantés au milieu de verts pâturages, n’ouvrent leurs volets que l’été venu. Début juin, si la météo le permet.

Un coup d’œil dans les archives nous apprend que «c’est par un acte d’acquis du 17 juillet 1730 (…) que les vertueux et prudents Jean-David et Frédéric Roy, bourgeois de Romainmôtier, ont vendu, cédé, quitté, remis et perpétuellement abandonné à la Ville d’Yverdon une montagne, dans toute son étendue, pour y enchautonner 50 à 55 vaches.» Elles sont aujourd’hui plus de 260 à prendre leurs quartiers d’été au Chalet Dernier.

On accède au Chalet Dernier par la piste de ski de fond, en hiver (14 km pour faire la boucle). En été, les marcheurs pourront flâner à une distance raisonnable des génisses. Les cyclistes sont les bienvenus, à la condition de bien refermer les portails des enclos derrière eux et de ne pas perturber l’estivage des animaux.

* La date et les inscriptions ne se transmettent que par le bouche à oreille. Alors, on tend l’oreille…

RÉSERVES FORESTIÈRES

La région du Mollendruz abrite plusieurs réserves forestières, du côté de la Dent de Vaulion, de Croy ou de Juriens. Dans ces zones, la nature est laissée à sa libre évolution et l’exploitation forestière prohibée. Vieux arbres, mousses et autres lichens en font des lieux de biodiversité privilégiés.

On reste vigilant, en raison des risques de chutes de branches, voire d’arbres, surtout si les conditions météorologiques sont mauvaises (vent notamment).

PARC ANIMALIER

Les vaches sont les habitants à quatre pattes les plus visibles du Mollendruz. Ses sous-bois abritent toutefois bien d’autres espèces. Attention: elles n’aiment ni le bruit, ni l’agitation. Les curieux prendront donc soin de respecter la quiétude des lieux. Alors vous apercevrez peut-être des sangliers, des chamois, des lynx ou croiserez la route d’un troupeau de cerfs.

Et si la chance ne vous sourit pas, au gré de vos déambulations, vous pourrez vous consoler au parc animalier Juraparc.