Pas âme qui vive au Mollendruz. Pâturages obligent, la zone du col est libre de toute habitation. Ou presque. Face aux Alpes s’élève l’Auberge du Mollendruz. Aujourd’hui (temporairement ?) désertée, il fut un temps où tout un chacun pouvait y trouver le couvert et le gite. A titre gracieux même pour les plus modestes.

Mais si l’auberge est célèbre dans la région, c’est avant tout pour ses tenanciers. Et en particulier pour la première d’entre eux, la Zazie. Seule à bord, été comme hiver, jour comme nuit, cette maîtresse femme, entourée de ses chiens, ne s’en laissait pas compter. Elle gèrera l’auberge de sa construction en 1882, jusqu’en 1901, année où elle passe la main.

C’est là que le Zouzou entre en scène. Ou plutôt son grand-père, puis son père, ensuite sa mère. L’auberge fait alors aussi office de bureau de poste, l’été, pour les bergers. Et on y distille de la gentiane: une tradition héritée de la Zazie qui, dit-on, a amené le premier alambic là-haut sur le col. Zouzou, lui, reprend l’affaire en 1964.

On y distille de la gentiane: une tradition héritée de la Zazie qui, dit-on, a amené le premier alambic là-haut sur le col.

De la Zazie, de son vrai nom Lucie Jousson, on peut encore voir le puits dans lequel elle trouvait de quoi abreuver son bétail et alimenter son auberge. La matrone est décédée à Montricher, dont elle était originaire, en 1911. Quant au Zouzou, André Simond, il profite d’une retraite bien méritée à proximité de ce col qui l’a vu naître et grandir.

PUITS À LA ZAZIE

Pour aller au «puits à la Zazie», prendre la vieille route qui descend du col juste en dessous de l’Auberge du Mollendruz. Après environ 300 mètres, un petit panneau de bois pointe vers le puits à proximité.

ABRI FREYMOND

Il aura fallu une tempête particulièrement violente, en 1971, pour que l’abri Freymond se laisse (enfin) découvrir. Longtemps cachée par la forêt, la caverne a jalousement préservé des objets datant de la Préhistoire: ce sont les plus anciennes traces de présence humaine dans le canton de Vaud.

Depuis le col du Mollendruz, prendre la vieille route. Une fois passée la bifurcation qui mène au puits à la Zazie, suivre le panneau La Baumette. Si vous ne souhaitez pas ensuite revenir sur vos pas, vous pouvez poursuivre la balade jusqu’à La Coudre.